Politique des transports: "Nous faisons l’inverse de ce qu’il faudrait faire"

La société moderne est celle d’une mobilité poussée à l’extrême. Pour le travail ou les loisirs, les déplacements sont devenus indispensables et sont largement encouragés par les politiques de transport. Contre la vitesse et le tout-routier érigés en modèles, Jean-Charles Kohlhaas plaide pour un maillage territorial et une reprise en main des transports collectifs.

Nos comptes en 2016

Voici le détails des comptes de l'association Lutopik Magazine pour l'année 2016.

Redonner vie à l’hydroélectricité

Au sein d’Ercisol, une société à statuts coopératifs, les actionnaires ont décidé d’investir dans les énergies renouvelables de proximité pour montrer qu’une autre électricité est possible. Ils ont notamment acheté et remis en activité des petits barrages hydroélectriques abandonnés.

 

Autoconstruire son système énergétique

Dans la Vienne, l’association l’Atelier du soleil et du vent organise des formations pour apprendre à construire des systèmes basés sur les énergies renouvelables. Fours, éoliennes ou encore séchoirs solaires sont pour beaucoup de participants la première étape d’un processus d’auto-suffisance énergétique.

Energie : en quête d'autonomie

Dans un contexte de réchauffement climatique lié à nos émissions de gaz à effet de serre, et alors que le prix de l’énergie fossile et nucléaire est condamné à augmenter, les projets d’autonomie énergétique apparaissent de plus en plus pertinents. À l’échelle d’une maison, d’une île, d’un village ou d’un territoire, partout, des citoyens s’engagent dans la voie de la production d’énergies renouvelables, avec des ressources disponibles gratuitement et en abondance.

Les toilettes sèches sortent du trou

De la cabine au fond du jardin au projet de récupération des urines à grande échelle, les toilettes sèches sont une solution à l’épuisement de notre système d’assainissement basé sur le tout-à-l’égout. Au lieu de polluer, nos déjections pourraient être recyclées pour nous apporter une précieuse source de fertilisants.

Collecter l’urine et les matières fécales humaines pour les transformer en engrais, c’est la révolution annoncée des toilettes sèches. « Les urines sont riches en azote et en phosphore tandis que les fèces le sont en matières organiques, qui permettent au sol de se structurer. Il n’y a pas de pertinence à les diluer dans une chasse d’eau alors qu’ils ont une valeur agronomique intéressante », explique Florent Brun de Toilettes du monde, une association née dans la Drôme en 2000 et qui intervient sur la question de la précarité sanitaire. La structure est membre du Réseau de l’Assainissement Écologique (RAE) qui se base sur le principe de la collecte sélective des ordures ménagères pour promouvoir les avantages des toilettes sèches. « On propose de faire la même chose avec les excrétats et les eaux usées. Il faut réaliser la récolte en amont de la chaîne, au moment de la production », propose Florent Brun.

« Je ne voulais pas voir que ma souffrance venait du travail »

Plusieurs années d’enseignement et de recherche dans une université l’ont exténué au point d’être victime du syndrome d’épuisement professionnel, ou burn out. Après plusieurs arrêts de travail, ce jeune chercheur se retrouve désormais au « placard » et attend son chômage pour se reconstruire doucement. Il nous livre son témoignage.

Opération libre au village

Histoire  locale, géographie, botanique ou encore cartographie… Les opérations libres ont pour objectif de partager les savoirs à l'échelle d'une commune pour les rendre accessibles à tous, notamment grâce à l'outil informatique.

Edito#12 et sommaire

À l’heure où des millions de réfugiés sont forcés à une mobilité imposée par la guerre ou la terreur, nos problèmes d’embouteillages, de manques de pistes cyclables et de tarifs ferroviaires exorbitants sont bien relatifs. Mais derrière ces tracas du quotidien, la question de la politique des transports soulève des enjeux très importants, à commencer par la préoccupation environnementale. Le transport est le principal émetteur de gaz à effets de serre tout en rejetant d’autres polluants, essentiellement à cause de la route. Car après avoir façonné le territoire, l’automobile en reste la reine.

Le salaire à vie, une autre idée du travail

Et si tout le monde était assuré de percevoir un salaire de ses 18 ans à sa mort ? Promue par l’économiste et sociologue Bernard Friot, cette idée repose sur la déconnexion entre l’emploi et la paie. Pour empêcher toute capitalisation, le salaire serait socialisé dans sa totalité, les entreprises ne payant que des cotisations.

Imaginez : dès 18 ans, un salaire net de 1.500 € vous est versé chaque mois, que vous ayez un emploi ou non. En passant des épreuves de qualification, vous pouvez l’augmenter jusqu’à 6.000 €. Même si vous changez de poste, vous conservez votre salaire le plus haut. Arrivé à l’âge de la retraite, qui ne dépasserait pas 55 ans, ce que vous percevez continue de vous être attribué jusqu’à votre mort. Impensable ?

Pages