Edito #14 et sommaire

Lorsque nous avons choisi d’aborder le thème de la démocratie, en décembre dernier, nous faisions, comme beaucoup, le constat d’un système électoral fatigué. Dépités par avance par une campagne électorale s’annonçant morose, nous  demandant si cela avait encore un sens de donner sa voix au moins pire et rechignant au vote utile synonyme de continuité. Nous sommes alors partis à la rencontre de celles et ceux qui essaient d’améliorer les pratiques démocratiques, et se révoltent contre un pouvoir qui ne les représente plus. Celles et ceux qui croient que les idées passent avant les noms, et qui, souvent hors des partis, imaginent de nouvelles façons de gouverner.

Aux attentes de transparence, d’honnêteté et d’humilité des dirigeants, l’actualité répondait chaque jour par une nouvelle affaire. Mise en examen de François Fillon, châtelain qui ne comprend pas l’indécence d’utiliser à son profit l’argent public tout en réclamant le démantèlement de la sécurité sociale et la fin de l’« assistanat », poursuites judiciaires à l'encontre de Marine Le Pen, soupçons de favoritisme chez Emmanuel Macron… Aux demandes de renouveau politique s’opposaient les vieilles batailles d’égos et de partis, les impossibles rapprochements malgré des programmes sensiblement identiques et les alliances opportunistes trahissant les électeurs.

Libérons l'oisiveté !

Selon les périodes de l’Histoire, du rapport au travail ou de la morale, l’oisiveté est apparentée aux plus nobles activités de l’esprit et à la liberté individuelle, ou associée à la paresse et à l’inutilité sociale.

L’oisiveté a mauvaise réputation. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. Rêver, lézarder, user de son temps comme on l’entend était jadis paré des plus grandes vertus. La notion d’oisiveté s’enracine dans deux concepts forts de la culture antique, la « skholé » chez les Grecs, puis « l’otium » chez les Romains.

Politique des transports: "Nous faisons l’inverse de ce qu’il faudrait faire"

La société moderne est celle d’une mobilité poussée à l’extrême. Pour le travail ou les loisirs, les déplacements sont devenus indispensables et sont largement encouragés par les politiques de transport. Contre la vitesse et le tout-routier érigés en modèles, Jean-Charles Kohlhaas plaide pour un maillage territorial et une reprise en main des transports collectifs.

Nos comptes en 2016

Voici le détails des comptes de l'association Lutopik Magazine pour l'année 2016.

Redonner vie à l’hydroélectricité

Au sein d’Ercisol, une société à statuts coopératifs, les actionnaires ont décidé d’investir dans les énergies renouvelables de proximité pour montrer qu’une autre électricité est possible. Ils ont notamment acheté et remis en activité des petits barrages hydroélectriques abandonnés.

 

Autoconstruire son système énergétique

Dans la Vienne, l’association l’Atelier du soleil et du vent organise des formations pour apprendre à construire des systèmes basés sur les énergies renouvelables. Fours, éoliennes ou encore séchoirs solaires sont pour beaucoup de participants la première étape d’un processus d’auto-suffisance énergétique.

Energie : en quête d'autonomie

Dans un contexte de réchauffement climatique lié à nos émissions de gaz à effet de serre, et alors que le prix de l’énergie fossile et nucléaire est condamné à augmenter, les projets d’autonomie énergétique apparaissent de plus en plus pertinents. À l’échelle d’une maison, d’une île, d’un village ou d’un territoire, partout, des citoyens s’engagent dans la voie de la production d’énergies renouvelables, avec des ressources disponibles gratuitement et en abondance.

Les toilettes sèches sortent du trou

De la cabine au fond du jardin au projet de récupération des urines à grande échelle, les toilettes sèches sont une solution à l’épuisement de notre système d’assainissement basé sur le tout-à-l’égout. Au lieu de polluer, nos déjections pourraient être recyclées pour nous apporter une précieuse source de fertilisants.

Collecter l’urine et les matières fécales humaines pour les transformer en engrais, c’est la révolution annoncée des toilettes sèches. « Les urines sont riches en azote et en phosphore tandis que les fèces le sont en matières organiques, qui permettent au sol de se structurer. Il n’y a pas de pertinence à les diluer dans une chasse d’eau alors qu’ils ont une valeur agronomique intéressante », explique Florent Brun de Toilettes du monde, une association née dans la Drôme en 2000 et qui intervient sur la question de la précarité sanitaire. La structure est membre du Réseau de l’Assainissement Écologique (RAE) qui se base sur le principe de la collecte sélective des ordures ménagères pour promouvoir les avantages des toilettes sèches. « On propose de faire la même chose avec les excrétats et les eaux usées. Il faut réaliser la récolte en amont de la chaîne, au moment de la production », propose Florent Brun.

« Je ne voulais pas voir que ma souffrance venait du travail »

Plusieurs années d’enseignement et de recherche dans une université l’ont exténué au point d’être victime du syndrome d’épuisement professionnel, ou burn out. Après plusieurs arrêts de travail, ce jeune chercheur se retrouve désormais au « placard » et attend son chômage pour se reconstruire doucement. Il nous livre son témoignage.

Opération libre au village

Histoire  locale, géographie, botanique ou encore cartographie… Les opérations libres ont pour objectif de partager les savoirs à l'échelle d'une commune pour les rendre accessibles à tous, notamment grâce à l'outil informatique.

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