agriculture

Les paysans dépossédés de leurs graines

Web_Une_Dossier.gifLes variétés paysannes, sélectionnées par les agriculteurs depuis la nuit des temps, sont aujourd’hui menacées d’extinction. En un siècle, 75 % de la biodiversité cultivée a disparu et les paysans ont perdu leur autonomie semencière. Cette situation est le résultat d'un siècle de politique agricole en faveur de l'agriculture intensive.

Jusqu’à récemment, et depuis 10.000 ans, les semences étaient produites dans les champs des paysans. En sélectionnant les plus belles plantes ou celles qui correspondaient le mieux à l’usage qu’ils voulaient en faire, les agriculteurs ont créé et développé au fil des siècles des milliers de variétés. Une biodiversité qui permettait de limiter les pertes en cas de maladies ou de rigueurs climatiques et de disposer de plantes adaptées aux territoires sur lesquels elles étaient cultivées. Les semences n’étaient pas une marchandise, elles s’échangeaient. Mais depuis un siècle, 75 % des variétés cultivées ont disparu, estime la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture). On trouve partout les mêmes tomates, les mêmes blés et les mêmes pommes de terre aux goûts, aux formes et aux calibres uniformisés. Parce que leur culture a été arrêtée, des milliers de légumes ont disparu. 

La coca, une plante sacrée depuis 5000 ans

Lors d’un voyage en Amérique latine j’ai découvert une petite feuille qui occupait une place immense au sein des sociétés andines. L’Occidental que je suis comprit que la feuille de coca n’est pas du Coca-Cola, et encore moins de la cocaïne. La tradition qui l’entoure et ses usages en sont même l’exact opposé.

Les peuples précolombiens utilisent la feuille de coca depuis au moins 5.000 ans et la considèrent comme une plante sacrée et dotée d'une symbolique protectrice. Les yatiris, les guérisseurs traditionnels, la place au cœur de leurs rites.

En Palestine, des oliviers contre le mur

Fayez Taneeb est venu crier sa rage. Agriculteur à Tulkarem, en Cisjordanie, nous l'avons croisé lors de l’une de ses étapes en France en mai dernier où l’association Génération Palestine l’avait invité. Il voyage pour faire connaître sa situation et celle des paysans palestiniens, devenue invivable depuis l’édification du mur israélien.

Delphine et Philippe, paysans sans subventions

Vivre de l’agriculture sans toucher de subventions, c’est possible et en plus cela apporte des avantages ! Delphine et Philippe Perrot le prouvent depuis plus de 35 ans. Installés à Taconnay, dans la Nièvre, ils élèvent vaches, poules et chèvres de façon beaucoup plus autonome que s’ils percevaient des aides.

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