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Résidents et ville

Comment vivre ensemble, construire la ville, faire société ? Les réponses dépendent pour beaucoup de ce que l’on appelle l’urbanisme : l’art et la manière d’agencer l’espace et nos habitats. Construire, aménager. Tout cela a bien sûr un impact immense sur nos existences, nos modes de vie. Un quartier sera sympathique ou plutôt glauque, grandiose ou sans prétention, ouvert ou enclavé. Pourra-t-on bénéficier facilement des services dont on a besoin à proximité de chez soi ? Ou alors sera-t-on contraint d’emprunter un transport collectif pas forcément pratique ou d’utiliser une voiture pour le moindre déplacement ?

L’architecture des cités facilite, ou pas, la discussion, l’amabilité, la rencontre de la diversité. Les centres-villes ou les places de villages peinent à remplir ce rôle. On n’y croise plus grand monde, la convivialité n’est pas la priorité des espaces où seuls les flux importent. L’urbanisme a délimité des zones, espaces industriels, lotissements dortoirs, centres commerciaux, quartiers prioritaires, patrimoine historique muséifié, etc. La spécialisation spatiale rationalise la ville pour le plus gros bonheur des promoteurs, mais la prive d’une partie de son humanité. Les principaux concernés, les habitants, sont relégués à la marge des grandes décisions.