La camion, notre maison !

davsommaire3.jpgA 32 ans, David a presque 15 ans de vie sur les routes derrière lui. Cueillettes, manutention, restauration, il a exercé des dizaines de métiers un peu partout dans le monde. « Cette vie de traveler, c’est ce qu’il y a de plus beau mais aussi de plus dur », estime-t-il. 

Rouler groupés pour peser

nevoyweb.jpgPour conserver le mode de vie nomade qui leur est si cher, certains voyageurs ont opté pour le déplacement en « grands passages », c'est-à-dire des convois qui peuvent compter jusqu’à 200 caravanes.

Des céréales en montagne

Cerealpage.gifDes bergers paysans relancent la culture des céréales dans le Jura, un territoire quasi exclusivement dédié aux vaches laitières. Recherche d’autonomie fourragère, production de pain, circuits courts et protection de la nature sont au cœur du projet.

Relancer la culture de céréales biologiques dans la montagne jurassienne, entre 840 et 1150 m d’altitude, tel est le pari que s’est lancé un petit groupe de paysans, bergers paysans et paysans boulangers. Si on cultivait des céréales de printemps à la fin du XVIIIème siècle dans le Haut-Doubs, le territoire est aujourd’hui dédié quasi exclusivement à la production laitière des vaches montbéliardes pour la fabrication du Comté. Diversifier l'agriculture en replantant des céréales fourragères ou panifiables est une entreprise qui répond à des besoins précis.

Rendez-vous manqués avec l’éducation populaire

educpop.gif

Malgré quelques tentatives, l’éducation populaire n’est jamais vraiment parvenue à trouver sa place. Pendant la Révolution française, Condorcet considérait que l'instruction ne devait pas « abandonner les individus au moment où ils sortent des écoles », mais « embrasser le système tout entier des connaissances humaines et assurer aux hommes, dans tous les âges de la vie, la facilité de conserver leurs connaissances et d'en acquérir de nouvelles ». Après notre article "panser l'éducation populaire", voici une brève histoire de l'éduc pop.

L’idéal d’une éducation permanente se heurte après la Révolution française aux catholiques et aux conservateurs, inquiets de la diffusion des idées des Lumières et de la montée du socialisme. L’Église bataille pour conserver son influence sur l’instruction et la loi Falloux de 1850 renforce son contrôle. Des cours de morale et de religion font leur apparition à l’école.

L'école de la bienveillance

srabhi.jpgApprentissage de la vie en groupe, initiation aux arts, respect du rythme de l’enfant… la Ferme des enfants offre depuis 15 ans à ses élèves un cadre idéal pour grandir sereinement, apprendre avec plaisir et devenir un adulte responsable et engagé.

Sur une colline ardéchoise, en bordure des Cévennes, se niche le Hameau des buis hébergeant une vingtaine d’habitants, en majorité des retraités. Au cœur de cet éco-village, la Ferme des enfants accueille 71 écoliers de la maternelle au collège. Sophie Rabhi l’a créée en 1999, pour expérimenter une « école de la bienveillance ». Aujourd’hui, ce lieu intergénérationnel attire de nombreuses familles en quête de convivialité, de sobriété heureuse et d’une éducation porteuse de valeurs qui sont les leurs.  

Les Voyageurs freinés par la loi

Legis.jpgLes Tsiganes auraient quitté l’Inde il y a plus d’un millénaire avant d’atteindre la France au XVe siècle. Bien accueillis au début, ils sont rapidement mis au ban de la société. Aujourd’hui encore, ils sont placés sous le régime d’un statut spécifique qui restreint leur liberté.

Confirmée à la fois par des études linguistiques et génétiques, l’origine indienne des Tsiganes ne fait plus guère de doutes. Selon une chronique datant du Xe siècle, ils auraient quitté, vers l’an 1000, la région du Sind, actuellement au Pakistan, pour répondre à l’appel d’un roi de Perse à la recherche de musiciens pour divertir ses sujets. Ne voulant pas devenir agriculteurs, ils se seraient ensuite progressivement éparpillés à travers le monde.

Partage mécanique au garage associatif

garage1.jpgSouvent moins chers et plus conviviaux, les garages associatifs permettent à tous de venir apprendre les rudiments de la mécanique et de réaliser soi-même les opérations d’entretien ou de réparation de leur véhicule.

Le coût élevé des réparations automobiles incite de plus en plus de monde à se rendre dans les garages associatifs ou solidaires, où ils peuvent se former à la mécanique. À Clermont-Ferrand, l’Association populaire d’initiation à la mécanique automobile, l’Apima, est un modèle du genre.

Peuples voyageurs, peuples méconnus

peuplesvoyageurs1.jpgLes « Gens du Voyage » représenteraient entre 250.000 et 400.000 personnes en France, mais cette formule administrative est insuffisante pour décrire la diversité de ces peuples. Le degré de sédentarisation varie tandis que le voyage est de plus en plus difficile.

Parler de « Gens du Voyage » revient à utiliser une formule générale qui englobe des réalités bien différentes. Elle est employée indistinctement pour parler des Manouches, des Gitans, des Yéniches, des Sinti, des Roms ainsi que d’autres communautés, plus ou moins nomades, tsiganes ou non.

Edito #4 et sommaire

Lutopik4v34-page001.jpegIl y a un an, nous étions en pleine préparation du premier numéro de Lutopik. Nous en sommes maintenant au quatrième et c’est grâce à vous que l’aventure se poursuit. Pour répondre à une question qui nous est souvent posée, voici la petite histoire de ce magazine. À son origine, nous trouvons deux journalistes qui après avoir fréquenté quelques rédactions en étaient venus à ne plus trop aimer ce métier. Trop vite, trop mal, trop de sujets inutiles, trop de discours établis... Ce travail ne nous convenait pas, nous avions envie d’autres choses. Entre voyages, saisons et autres expériences, nous nous étions quelque peu écartés du monde de la presse. C’est en ramassant des châtaignes que nos chemins se sont croisés et que l’idée de créer ce journal a germé dans nos caboches, où trottaient encore les rêves de deux reporters.

Le LAP: un lycée en autogestion

03_lutopik.gifÊtre acteur de sa formation et voir dans le lycée autre chose qu’une fabrique à bacheliers : tel est l’esprit du LAP, le lycée autogéré de Paris. Dans cet établissement public, toutes les décisions sont votées par les élèves et les professeurs, chacun possédant une voix.

Pages