Compagnons du collectif

Découvrir une autre organisation du travail à travers plusieurs structures, tel est l’objectif du compagnonnage mis en place depuis 1997 par le Réseau d’échanges et de Pratiques Alternatives et Solidaires (REPAS). Durant plusieurs mois, les compagnons expérimentent la vie en groupe et l’autogestion collective.

Bateliers : des vies au fil de l'eau

Les bateliers, ou mariniers, sont environ un millier en France. Salariés ou indépendants, ils parcourent les canaux et les fleuves pour transporter des marchandises. « Plus qu’un métier, c’est une passion », confient Viviane et Pierre Dubourg, propriétaires du Baychimo, une péniche de 39 mètres de long.

Menaces sur l'archéologie préventive

inrap.jpgQuand les vestiges archéologiques d’un site sont menacés par un projet d’aménagement, l’État peut prescrire des fouilles préventives. Ces opérations sont maintenant ouvertes à la concurrence commerciale, parfois au détriment des exigences scientifiques et des conditions de travail des archéologues.

Gens du Voyage : l’accueil indigne des aires

aire1.jpgA la périphérie des villes, il faut souvent suivre le panneau « déchèterie » pour découvrir les aires d’accueil des Gens du Voyage. Eux les appellent  des « terrains désignés » ou des « camps ». Elles en ont souvent tous les attributs : gardiens à l’entrée, grillage autour et généralement, grande pauvreté à l’intérieur.

« Ici, c’est le Moyen-âge, on n’a même pas d’endroit pour faire à manger », se désespère la jeune Kelly Adolphe au milieu de l’aire d’accueil de Dole. Sa famille circule dans le périmètre depuis plusieurs générations, « notre pays » dit-elle. N’ayant plus les moyens de voyager, ils cherchent maintenant à se fixer. Après plusieurs expulsions, ils sont revenus il y a quelques mois vivre sur une aire qui n’a d’accueillante que le nom : barrière et local poubelle à l’entrée, marquage au sol pour délimiter les emplacements, lampadaires qui n’éclairent pas la nuit et quelques blocs sanitaires posés sur le bitume. Dans les toilettes, plus aucune chasse d’eau ne fonctionne et seules trois douches sont utilisables. Et encore : « Elles ne ferment plus et on ne peut pas régler la température. Il n’y a que de l’eau chaude. On se crame ». Sans compter que les cabines ne sont pas équipées de chauffage pour l’hiver.

Les deux visages de l'agriculture bio

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Introduction de notre dernier dossier consacré à l'agriculture biologique paru dans le numéro d'automne (sommaire en fin d'article).

Depuis quelques années, l’agriculture biologique a quitté les cercles militants pour investir les rayons des grandes surfaces. Pour approvisionner ce marché de masse, les méthodes deviennent intensives et industrielles. Entre la bio commerciale et la bio paysanne, le seul point commun reste le label AB.

Les forains, des voyageurs attendus

forains.jpgDe fête en fête, les forains sillonnent les routes en semi-remorques, tractant caravanes, manèges et boutiques. Il y aurait environ 35.000 entreprises foraines en France, ce qui représente autant de familles et quelque 150.000 personnes. A l’inverse de nombreux Voyageurs, leur arrivée est presque toujours la bienvenue.

À Grenoble, la Foire des rameaux est déjà installée depuis trois semaines sur l’Esplanade. Cet après-midi, juste avant l’ouverture, les allées sont presque vides. Il n’y a pas encore de visiteurs sur la fête. Les forains présents sont tous affairés, ils préparent, nettoient ou bricolent. Ceux qui n’ont pas encore relevé les portes latérales des camions le font, laissant apparaitre des stands de confiseries ou de nourriture chaude, de machines à pinces et autres jeux de hasard.

Raymond Gurême : la mémoire et la révolte

gureme1.jpgRaymond Gurême a connu l'enfermement dans les camps de nomades de la Seconde Guerre mondiale. Acrobate, il a pu s'échapper plusieurs fois et s'engager dans la Résistance. A 89 ans et sans perdre sa rage, son combat est aujourd'hui de témoigner des horreurs qu'il a vécues et d'alerter sur la situation des Voyageurs qui se dégrade.

Sa gouaille, son énergie et ses révoltes n’en laissent rien paraître, mais sa carte d’interné politique  est formelle : Raymond Gurême aura bien 89 ans cette année. Dans la caravane où il vit, à côté de la maisonnette qu’il a construite, les nombreuses photos et les babioles accumulées sont autant de souvenirs d’une vie bien remplie. Dans un cadre, son diplôme de Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres est posé sur sa cheminée, même si lui aurait préféré recevoir la médaille de déporté résistant. « Mais ils me l’ont refusée ». Il faut dire que son histoire, liée à celle de l’internement de milliers de nomades lors de la Seconde Guerre mondiale, fait partie de celles que la France peine à reconnaître.

Edito #5 et sommaire

Unedu5.jpgLe numéro d'automne (n°5) de Lutopik est bouclé. Vous pourrez retrouver dans ce numéro un dossier consacré à l’agriculture biologique et son changement d’échelle. Certains de nos lecteurs se rappelleront sans doute qu’il n’y a pas si longtemps que ça, le bio n’était perçu que comme un repère d’illuminés par la majorité des agriculteurs et des consommateurs. Il est aujourd’hui aux portes du marché de masse et son développement est encouragé par les autorités politiques. Avec une certaine contradiction et la volonté de peser davantage sur le marché alimentaire, le secteur se rapproche dangereusement des méthodes industrielles. Une frange issue des mouvements pionniers de l’agriculture biologique continue cependant de défendre l’idée que le bio pourrait être à la base d’un profond changement social et agricole.

Marinaleda : la transmission d'une utopie

marina1.jpgPetit village andalou de 2.770 habitants, Marinaleda tente depuis 35 ans de maintenir un système politique, social et économique qui place l’intérêt de ses citoyens au cœur des décisions. Tout l’enjeu pour le village aujourd’hui est de savoir si les anciens arriveront à transmettre cette utopie à la nouvelle génération de Marinalediens qui n’a pas connu d’autre modèle que celui-ci.

Faire l’école à la maison

education.jpgL’école n’est pas obligatoire, c’est l’instruction qui l’est. Lorsque les enfants ou les parents n’y trouvent pas leur compte, il y a une solution : faire l’école à la maison. 

Pour les parents qui choisissent de faire l’école à la maison, il s’agit le plus souvent de respecter le rythme de l’enfant ou de le soustraire à une institution dans laquelle il a rencontré des problèmes. Mais on trouve aussi des parents qui estiment que l’école n’est pas assez rigoureuse, des familles qui voyagent ou qui habitent loin d’une école, des motivations religieuses, des enfants handicapés qui n’ont pas pu obtenir de place dans un établissement, etc.

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