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Des micro-fermes pour un micro changement social ?

La permaculture et les micro-fermes essaiment et attirent l’attention. Fer de lance de ce mouvement, l'association Fermes d'avenir tente de se faire une place dans le paysage agricole français. Si elle cherche encore des cultivateurs, elle a déjà trouvé ses partenaires : des entreprises agro-alimentaires, la grande distribution et des banques.

Permaculture : la ferme du Bec Hellouin en débat

La ferme du Bec Hellouin est un centre d’expérimentation, de formation et de promotion de la « micro-agriculture bio intensive ». Si les techniques employées sur le terrain sont souvent prometteuses et ingénieuses, certaines de ses méthodes agacent, et les résultats de l’étude scientifique sont l’objet de polémiques. Dire qu'il est possible pour un agriculteur de vivre de son travail sur une surface de seulement 1.000 m² fait débat, tout comme l'utilisation intensive du fumier. Après notre article, vous pourrez retrouver le droit de réponse de Charles Hervé-Gruyer, fondateur de la ferme du Bec Hellouin.

Biocoop à l’épreuve du business

Face à la popularisation du bio et à la concurrence des grandes surfaces traditionnelles, la célèbre enseigne oscille entre la tentation d’adopter certaines pratiques commerciales de la grande distribution et l’envie de conserver son âme militante. En fonction des magasins, de leur histoire et de leur gérance, la balance penche d'un côté ou de l'autre.

Agriculture bio : l'éthique sans le label

Chez Plum’Laine, une ferme en Côte d’Or, Marie et Didier élèvent poulets de chair, agneaux, chèvres, lapins et poules pondeuses. Avec le souci constant du bien-être de leurs bêtes et la volonté de ne pas nuire à l’environnement, ils ont pourtant choisi de ne pas adhérer au label bio.

Labels, le bio et le moins bio

Si le label AB domine largement les rayons alimentaires bio des magasins, il n’est pas le seul à signaler des produits issus de l’agriculture biologique. D’autres, moins connus mais plus exigeants, défendent une agriculture plus humaine, plus écologique et plus autonome face aux lobbies agricoles et alimentaires. Présentation des différents labels de l'agriculture bio en huit questions/réponses.

Le bio prend du volume

Avec un Français sur deux qui consomme bio au moins une fois par mois et 4,56 milliards d'euros de chiffre d’affaires en 2013, l’agriculture biologique est bel et bien entrée dans une phase industrielle. Pour fournir le marché, la production et les circuits de distribution se rapprochent de ceux employés par le secteur agro-alimentaire conventionnel.

Poulets bio à la sauce Duc

Jusqu’à présent cantonné aux poulets certifiés élevés en intérieur, Duc se lance dans la production de poulets bio avec un objectif de 15.000 poulets par semaine. Pour y parvenir, l’entreprise flirte avec les limites réglementaires et mise sur ce qui a fait son succès en conventionnel : transformer les éleveurs en prestataires. 

Les deux visages de l'agriculture bio

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Introduction de notre dernier dossier consacré à l'agriculture biologique paru dans le numéro d'automne (sommaire en fin d'article).

Depuis quelques années, l’agriculture biologique a quitté les cercles militants pour investir les rayons des grandes surfaces. Pour approvisionner ce marché de masse, les méthodes deviennent intensives et industrielles. Entre la bio commerciale et la bio paysanne, le seul point commun reste le label AB.

Des céréales en montagne

Cerealpage.gifDes bergers paysans relancent la culture des céréales dans le Jura, un territoire quasi exclusivement dédié aux vaches laitières. Recherche d’autonomie fourragère, production de pain, circuits courts et protection de la nature sont au cœur du projet.

Relancer la culture de céréales biologiques dans la montagne jurassienne, entre 840 et 1150 m d’altitude, tel est le pari que s’est lancé un petit groupe de paysans, bergers paysans et paysans boulangers. Si on cultivait des céréales de printemps à la fin du XVIIIème siècle dans le Haut-Doubs, le territoire est aujourd’hui dédié quasi exclusivement à la production laitière des vaches montbéliardes pour la fabrication du Comté. Diversifier l'agriculture en replantant des céréales fourragères ou panifiables est une entreprise qui répond à des besoins précis.

Yannick Loubet, maraîcher militant pour les semences libres

stand-loubet.gifHabitués depuis deux générations à acheter leurs semences dans le commerce, les agriculteurs sont peu nombreux à savoir encore faire leurs graines. Yanick Loubet a réappris, et partage désormais ses connaissances avec ceux qui lui demandent.

« La semence devient une marchandise alors que c’est la base de la vie », dénonce Yannick Loubet. Maraîcher, fils et petit-fils de maraîcher, l’homme est installé à Ruffey-lès-Beaune, en Côte-d’Or, où il cultive des légumes depuis 40 ans. Il y a une trentaine d’années, il se lance dans la production de semences paysannes pour répondre à la demande de restaurateurs qui voulaient des petits légumes de bonne qualité, impossibles à trouver sur les catalogues des semenciers. Devenu militant par la force des choses, il aide aujourd’hui d'autres agriculteurs à retrouver leur autonomie semencière.

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