Les Babayagas : une tentative de collectif

 

À la maison des Babayagas de Montreuil, une vingtaine de femmes âgées ont fait le pari d’une vie collective, autogérée et conviviale. Mais l’entente au quotidien n’est pas toujours aisée et le projet cherche un second souffle.

Edito #7 et sommaire

 Six mois se sont écoulés depuis notre dernier numéro et nous nous excusons auprès de nos abonnés et nos lecteurs qui espéraient retrouver notre journal au printemps… Nous avons reçu des courriers de soutien et des propositions d’aides après notre petit mot d’explication, nous remercions tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre !

Ces six mois nous ont permis de réfléchir à l’avenir de Lutopik, qui s’efforcera de conserver un rythme de publication trimestriel. Nous parvenons à renforcer notre fonctionnement collectif, et nous avons toujours plus d’abonnés. S’il nous reste encore quelques petits problèmes à régler, nous avons toujours l’envie de continuer ! En mai, nous nous sommes rendus aux Rencontres des médias libres, une coordination qui regroupe plus de cinquante télés, radios, journaux et sites Internet, et dont nous faisons partie. Une des revendications de la coordination est la création d’un fonds de soutien pour les médias à but non lucratif, qui accomplissent une mission d’utilité publique avec des moyens très limités.

Les seniors pris pour cible

Le vieillissement de la population comme atout pour la croissance, voilà le scénario de la silver économie. La filière est devenue une des priorités de l'Etat qui y voit une aubaine pour l'emploi et l'occasion de soutenir des technologies comme la robotique, la domotique et la téléassistance. Mais pour le moment, les "seniors" sont moins intéressés que les industriels. 

Alternatiba : un village itinérant pour le climat

Des festivals Alternatiba se sont déroulés dans plusieurs villes de France et le mouvement essaime. Il prône une nouvelle forme de militantisme et vise un public large, ce qui pose parfois quelques problèmes au niveau local.

Des nouvelles de Lutopik

Vous l’avez peut-être remarqué : le nouveau numéro de Lutopik (le n° 7) n’est pas arrivé avec le printemps, comme c’était pourtant prévu.

« Les vieux pourraient rendre la société plus douce et plus équilibrée »

Entretien avec Serge Guérin, sociologue et spécialiste du vieillissement.

Qui sont les vieux aujourd'hui ? Forment-ils une catégorie sociale à part entière ?

On ne peut pas penser les personnes âgées comme étant les mêmes depuis un siècle. J’ai par exemple pu accéder au courrier des lecteurs du magazine Notre Temps, qui a écrit deux sujets sur les vieux et la sexualité à 10 ans d’intervalle et me rendre compte que les réactions n’étaient pas du tout les mêmes. Plutôt considérée comme taboue et choquante la première fois, la question de la sexualité des seniors était perçue comme nécessaire et insuffisamment traitée une décennie plus tard par les lecteurs. Il existe un effet de génération au moins aussi important que l’effet d’âge.

A Rosia Montana, la mine de la démesure

Dans ce village situé en Transylvanie, à l’ouest de la Roumanie, une compagnie minière prévoit d’exploiter la plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Europe, en utilisant du cyanure et en expulsant ses habitants. Aujourd’hui, les opposants semblent en passe de stopper le projet. 

Biocoop à l’épreuve du business

Face à la popularisation du bio et à la concurrence des grandes surfaces traditionnelles, la célèbre enseigne oscille entre la tentation d’adopter certaines pratiques commerciales de la grande distribution et l’envie de conserver son âme militante. En fonction des magasins, de leur histoire et de leur gérance, la balance penche d'un côté ou de l'autre.

Chantier paille aux Roches

Isoler, voire même ériger, sa maison avec des bottes de paille est l’une des options préférées des auto-constructeurs qui désirent un habitat écologique et sain. Avant de se lancer et pour se familiariser de manière conviviale et instructive avec cette technique, rien ne vaut un chantier participatif, où théorie et pratique se croisent.

Naufragés de Calais

À Calais, les migrants sont condamnés à vivre dans des squats ou dans les « jungles », des campements de fortune sans eau ni électricité. Après un voyage éprouvant, ils sont prêts à tout pour accéder à une vie normale. Pour eux, cela signifie traverser la Manche et rejoindre l’Angleterre, un « eldorado » si difficile à atteindre. Pour les aider à tenir, ils ne peuvent compter que sur le soutien des associations.

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