Le revenu de base, une mesure pour réduire les inégalités ?

Tout travail mérite salaire, dit-on. Mais tout salaire doit-il être rattaché à un travail ? L’existence même ne justifie-t-elle pas le droit à un revenu qui permette d’assurer ses besoins essentiels ? C’est ce que défendent les partisans d’un revenu de base, un revenu qui serait versé à tous sans conditions de ressources ni contrepartie. Au-delà du débat de chiffres sur son financement, cette proposition interroge sur notre rapport au travail et le rôle de chacun dans la société.

Pour 3,6 millions d’euros, le Rhône autorise un projet de carrière dans le Beaujolais Vert

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Dans le Rhône, le cimentier Vicat et le Conseil général ont signé en mars dernier un compromis de vente de 83 ha de forêt pour y installer une carrière de granulats. Malgré les efforts pour ne pas médiatiser cette opération juteuse pour le département, le projet a été découvert et la résistance s’organise.

Bricolage politique au squat du Transfo

Transfo_Eol.gifAu Transfo, un squat parisien, quelques bricoleurs se sont lancés dans un défi de taille : créer de toutes pièces une éolienne. L’objectif est avant tout de se réapproprier des connaissances techniques et pratiques, de travailler en collectif et de revendiquer une forme d’autonomie, que ce soit dans la conception de l’engin ou en matière de consommation électrique.

Fermeture du 115 à Clermont-Ferrand : 350 personnes encore en situation de précarité

lutorond.gifÀ Clermont-Ferrand, comme dans d'autres villes de France, l’Etat a de nouveau démontré son manque de volonté en matière de logement des plus démunis. La veille de la rentrée scolaire, environ 350 personnes avec une majorité d'enfants se sont retrouvées à devoir occuper une place en plein centre-ville suite à la fermeture du 115 alors en difficultés financières, avant d'être relogés au compte-gouttes dans des foyers, hôtels et résidences étudiantes. Quelques jours après, ces nombreuses familles et personnes isolées sont encore dans l'attente d'un logement pérenne. Rappel des faits.

Edito # 1

double_une.gifBonjour cher lecteur ! La petite équipe de Lutopik est heureuse de vous présenter son premier numéro. Ce magazine trimestriel diffusera des nouvelles qui, chacune à leur manière, sont autant d'alternatives à un système à la dérive, aussi bien sur le plan social, économique, politique, qu’environnemental. Pour la première fois de notre histoire, nous mettons en péril le fragile équilibre de notre planète. Des crises sociétales, souvent violentes, éclatent un peu partout, le partage des ressources ne profite toujours qu’à une minorité et la pauvreté augmente. Tous ces dégâts sont en grande partie liés aux modèles productiviste et capitaliste qui, sous différentes formes, sévissent sur la quasi-totalité du globe. Heureusement, partout aussi, des gens s’engagent sur d’autres voies et développent des manières de vivre différentes. Ce sont ces initiatives que nous voulons développer dans nos colonnes. Des histoires de luttes et d'utopies, sans oublier de dénoncer quelques aberrations de notre époque.

Qui peut rouler à l’huile de friture ?

Utiliser les huiles alimentaires usagées comme carburant présente des avantages environnementaux et sociaux. Pourtant, ceux qui tentent l’aventure se heurtent souvent au refus des autorités. Ces dernières n’autorisent à rouler à 100% d’huile que les agriculteurs et … le transporteur de McDonald’s !

ZAD : Occuper pour résister

Depuis quelque temps, un mot revient souvent sur les lèvres et sur les murs : ZAD. Ces initiales signifient Zones d'Aménagement Différé, des secteurs où l’État souhaite acquérir des terres pour y implanter une infrastructure. Pour cela, il dispose d'un droit de préemption sur toutes les ventes. La plus célèbre des ZAD est Notre-Dame-des-Landes. Il y a quelques années, ceux qui occupaient là-bas des cabanes et des maisons ont réinventé l'acronyme. Pour beaucoup, ZAD signifie désormais Zone à défendre.

En Bolivie : la coca comme identité

Les liens entre la Bolivie et la coca sont forts et très anciens. Au fil du temps, cette plante est devenue un facteur d'unité des peuples indigènes pendant les luttes sociales. Depuis son élection en 2005, Evo Morales tente de la faire légaliser par la communauté internationale pour pouvoir la commercialiser.

La coca, une plante sacrée depuis 5000 ans

Lors d’un voyage en Amérique latine j’ai découvert une petite feuille qui occupait une place immense au sein des sociétés andines. L’Occidental que je suis comprit que la feuille de coca n’est pas du Coca-Cola, et encore moins de la cocaïne. La tradition qui l’entoure et ses usages en sont même l’exact opposé.

Les peuples précolombiens utilisent la feuille de coca depuis au moins 5.000 ans et la considèrent comme une plante sacrée et dotée d'une symbolique protectrice. Les yatiris, les guérisseurs traditionnels, la place au cœur de leurs rites.

Le tirage au sort, outil démocratique ?

Tirer au sort nos représentants politiques peut sembler de prime abord un peu loufoque. Et si on se retrouvait avec des incompétents comme dirigeants ? Cela, encore, on est habitué ! Mais que l’on n’aurait pas même pas choisis ? Qui seraient fous, dictatoriaux, racistes ? C’est vrai qu’à première vue, l’idée peut faire sourire ou même carrément peur. Pourtant, après avoir été enterré pendant des siècles, le tirage au sort fait un timide retour dans nos démocraties et ouvre des perspectives nouvelles.

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